Rémi Studer

Musicien aux multiples facettes, Rémi Studer a étudié la composition avec Ivan Fedele et la direction d'orchestre avec Kirill Karabits au Conservatoire de Strasbourg, avant de se perfectionner auprès de chefs tels que Michael Luig (Cologne) et Nicolàs Pasquet (Weimar). Tantôt créateur, tantôt interprète, il aime laisser ses différentes activités musicales se nourrir mutuellement dans le cadre d'une recherche portant sur les relations entre le son, le geste et le sens.

Chef d'orchestre, il est l'invité de diverses phalanges symphoniques en France et à l'étranger (Orchestre Philharmonique de Strasbourg, Orchestre de Chambre du Luxembourg, Orchestre de Chambre de la Radio Roumaine, Akademisches Orchester de Fribourg-en-Brisgau, Collegium Musicum de Stuttgart, Orchestre Symphonique de Prague 8, Toscan Chamber Orchestra, etc.).

En plus du répertoire symphonique classique, il affectionne particulièrement les formes mêlant l'orchestre et la voix. On a ainsi pu le voir diriger un bon nombre d'oratorios (Messie de Handel, Enfance du Christ de Berlioz, Requiems de Brahms, Mozart et Fauré, etc.) et des Lieder accompagnés (Lieder eines fahrenden Gesellen et Das Lied von der Erde de Mahler). De plus en plus, son approche de la direction l'amène au répertoire lyrique. Il a été l'assistant de Vincent Monteil sur Carmen à Montepulcianno et a orchestré et dirigé une version de chambre de Così fan tutte de Mozart. Par ailleurs, il collabore régulièrement à des productions lyriques (Macbetto de Verdi, Il Barbiere di Siviglia de Rossini, La Boheme de Puccini, Das Rheingold de Wagner, etc.)

 

Sensible à l'aspect visuel du rituel de concert, il écrit plusieurs pièces qui ont pour principal argument l'investissement du corps de l'interprète par la contrainte de l'écriture du geste instrumental (Études de Corps et Graphie pour pianiste, Du bout de la Pensée pour Baryton et Orgue, trois Vocalises pour Contrebasse solo, La meilleure façon de Parler d'après Molière pour Mezzo-Soprano et Basson, etc.) Afin de chercher à investir différemment les lieux de concert, il développe le concept d'« Ambulation déconcertante », principe d'écriture musicale qui permet à un grand nombre de musiciens de jouer ensemble dispersés dans l'espace, sans pulsation commune. Cette forme de polyphonie désynchronisée a déjà investi plusieurs espaces publics et lieux de concert dans le cadre de divers festivals et rencontres (Europhonies de Strasbourg, festival du Trombone, festival du Saxophone, etc.)

  Lauréat, en temps que compositeur, de plusieurs concours internationaux, Rémi Studer est un artiste polyvalent qui met régulièrement sa créativité au service de projets ambitieux et originaux comme par exemple Ut queant laxis, ambulation déconcertante, concert d'une durée de dix heures qu'il imagine, co-écrit et dirige dans le cadre du festival « Nuit de Lumière ».